
C'est Richelieu qui crée l'amorce de l'infanterie coloniale en 1622 avec les compagnies de la Mer. En 1834, une ordonnance de Louis-Philippe donne naissance à l'infanterie coloniale. Mais à partir de 1856, cette infanterie coloniale n'est plus utilisée pour le service à bord des bâtiments. Les soldats deviennent des passagers d'où la comparaison avec les cétacés qui accompagnent les navires, les "marsouins". Accroché à son rocher, l'artilleur de marine ressemble à un bigorneau ou "bigor".
En 1870, les troupes de marine comptent 4 régiments avec 186 compagnies dont 7 outre-mer. 1870 est aussi l'année où Bismark déclare la guerre à la France et les marsouins sont engagés au sein de la division bleue ainsi dénommée du fait de la couleur de leur uniforme. Ils s'illustrent tout particulièrement lors des combats de Bazeilles, les 31 août et 1er septembre de cette même année. Ce combat désepéré et héroïque marque profondément les coloniaux qui gardent le souvenir de cette journée de gloire et de deuil à laquelle ils rattachent toutes leurs traditions.
Cependant les troupes coloniales participent à la conquête de l'empire français en Afrique noire, en Extrême-Orient; mais aussi au Maroc, à Madagascar et au Mexique.
La grande guerre leur permet de se distinguer sur la Marne, à Verdun, en Champagne ou dans les Balkans.
Une fois encore, on retrouve la Coloniale durant le second conflit mondial venant en aide à la mère Patrie, en Indochine, en Algérie, et après 1962, partout où la France intervient. Ils assurent actuellement la présence française Outre-Mer.
Parmis les premiers régiments professionnalisés, les Troupes de Marine forment aujourd'hui un des fer de lance de l'armée française.
![]() | LA CHORALEFormée au cours de la deuxième année (2eme Bataillon), la chorale regroupe une trentaine de passionnés qui consacrent un peu de leur précieux temps à la lyre. D'horizons musicaux divers, notre but n'est pas d'atteindre une hypothétique perfection technique, mais plutôt, privilégiant une interprétation franche et virile, de transmettre à nos auditeurs un peu de ce plaisir et de cette flamme que nous avons au fond du coeur. |

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LA GALETTE
La promotion d'Isly (1843-1845) créa ce chant de protestation contre la suppression par le commandement de la contre-épaulette, dite "galette", que portaient les élèves moyennement classés. Ce chant devenu l'hymne de l'Ecole se chante au garde-à-vous dans les instants de solennité.
Noble galette que ton nom,
Soit immortel dans notre histoire,
Qu'il soit ennobli par la gloire
D'une vaillante promotion,
Et si dans l'avenir
Ton nom vient à paraître
On y joindra peut être
Nôtre grand souvenir
On dira qu'à Saint-Cyr
Où tu parus si belle
La promotion nouvelle
Vient pour t'ensevelir.
Toi qui toujours dans nos malheurs,
Fus une compagne assidue,
Toi, qu'hélas nous avons perdue,
Reçoit le tribut de nos pleurs.
Nous ferons un cercueil
Où sera déposée
Ta dépouille sacrée
Nous porterons ton deuil.
Et si quelqu'un de nous
Vient à s'offrir en gage
L'officier en hommage
Fléchira le genou.
Amis il faut nous réunir
Autour de la galette sainte
Et qu'à jamais dans cette enceinte
Règne son noble souvenir.
Que ton nom tout puissant
S'il vient un jour d'alarme
A cinq cents frères d'armes
Serve de ralliement.
Qu'au jour de la conquête
A défaut d'étendard
Nous ayons la galette
Pour fixer nos regards.
Soit que le souffle du malheur
Sur notre tête se déchaîne
Soit que sur la terre africaine
Nous allions périr pour l'honneur,
Ou soit qu'un ciel plus pur
Reluise sur nos têtes
Et que loin des tempêtes
Nos jours soient tous d'azur
Oui tu seras encore
0 galette sacrée
La mère vénérée
De l'épaulette d'or.
LES CASOS
Le Casoar apparait à Saint-Cyr en 1855, lors d'un défilé en l'honneur de la Reine Victoria; il est depuis un symbole de sacrifice qui a acquis une aura mythique lors des charges de 1914.
Ce chant est toujours chanté par l'école lors des défilés.
Quand les Cyrards quittant l'Ecole
A Paris débarquent gaiement
Les casos frisés par le vent
Se répandent en bandes folles
Ils flottent, ils flottent gentiment
Les casoars rouges et blancs
Ils font l'objet de rêveries
Des mamans berçant leur bébé,
Les potaches à l'air blasé,
Leur jettent des regards d'envie
Ils fuient rapides et légers
Comme des rêves ébauchés.
Ils vont là où le cœur les mène
Au nid d'amour pour s'y griser
De caresses et de baisers
Dont ils sont privés en semaine
Ils frôlent des minois charmants
Les casoars rouges et blancs.
Mais quand là-bas à la frontière
Le canon les a appelés
Ils vont combattre en rangs serrés
Pas un ne regarde en arrière
Ils sont les premiers à l'assaut
Les valeureux petits casos.
Rouges et blancs ils sont l'emblème
Des amours noyés dans le sang
D'adieux que le Cyrard mourant
Fait porter à celle qu'il aime
Ceux-là font couler bien des pleurs
Qui sont tombés au Champ d'Honneur.
Tantôt les caresses des femmes,
Tantôt les balles et les boulets
Aimer, mourir, c'est leur métier
De servir la France et les Dames
Voilà ce que disent en mourant
Les casoars rouges et blancs.
OH ! DOUCE FRANCE
Chœur à trois voix composé à l'intention des troupes servant Outre-Mer.
Il fut lancé par Radio Saigon en 1948.
REFRAIN:
Oh ! Douce France,
Mon beau pays
Lieu de mon enfance,
Du bonheur, des chansons et des rires
Ta souvenance berce ma dolence
D'un chant d'espérance.
Hélas sur cette terre
Où je suis exilé,
Mon âme est solitaire
Et mon coeur désolé.
J'attends chaque jour
Le moment du retour.
Ici ton cher visage
Eclaire nos destins.
Pour garder bon courage
On pense aux clairs matins
Qui chassaient toujours
L'ombre des mauvais jours.
LES AFRICAINS
Cette mélodie, marche officielle du corps expéditionnaire africain venu libérer la France pendant la seconde guerre mondiale a été composée par Félix Boyer.
Nous étions au fond de l'Afrique
Gardiens jaloux de nos couleurs.
Quand, sous un soleil magnifique
Retentissait ce cri vainqueur
En avant ! En avant ! En avant !
REFRAIN:
C'est nous les Africains
Qui arrivons de loin
Nous venons des colonies
Pour sauver la Patrie.
Nous avons tout quitté,
Parents, gourbis, foyers,
Et nous gardons au cœur
Une invincible ardeur
Car nous voulons porter haut et fier
Le beau drapeau de notre France entière;
Et si quelqu'un venait à y toucher,
Nous serions là pour mourir à ses pieds.
Battez tambours, à nos amours
Pour le Pays, pour la Patrie,
Mourir au loin, c'est nous les Africains.
Pour le salut de notre Empire
Nous combattons tous les vautours.
La faim, la mort nous font sourire
Quand nous luttons pour nos amours.
En avant ! En avant ! En avant !
De tous les horizons de France
Groupés sur le sol africain
Nous venons pour la délivrance
Qui, par nous se fera demain
En avant ! En avant ! En avant !
Et lorsque finira la guerre
Nous reviendrons à nos gourbis
Le cœur joyeux et l'âme fière
D'avoir libéré le Pays
En criant, en chantant: En avant !
LE FANION DE LA COLONIALE
Le fanion a ici valeur de symbole car la coloniale a toujours eu des drapeaux pour ses unités.
REFRAIN:
L'as-tu vu le fanion de la Coloniale,
L'as-tu vu le fanion des Coloniaux ?
On nous appelle les 'fortes têtes',
On a mauvaise réputation,
Mais on s'en fou comme d'une musette,
On n'est pas fier au Bataillon
Car ce qu'ignore le biffin,
C'est que du soldat au colon,
On a une âme, nous les Marsouins, la Coloniale
Quand dégoûté, lassé, on doute de son passé,
On rencontre un p'tit gars rêvant des honneurs d'ici-bas,
On lui dit: "Viens petit, chez nous chercher l'oubli,
Sous un soleil de plomb, chanter notre plus belle chanson."
Du Tonkin à Gasa, d'Hanoï à Calcutta,
De Sidi Bel Abbés au brûlant soleil de Mêknès,
L'ancre d'or au képi, sans peur et sans répit,
Quand il s'agit d'aller mourir on y va sans frémir.
MARIE-DOMINIQUE
Sur des paroles de Pierre Mac Orlan (ancien de la coloniale) et une musique de V. Marceau, ce chant est un des plus interprété par les Troupes de Marine.
J'étais un soldat de marine
J'venais m'engager pour 5 ans,
J'avais 20 ans, belle poitrine
Comme dans l'refrain du régiment.
Dans les bistrots près de l'Oursine,
Les anciens m'en faisaient un plat,
Tu verras c'que c'est qu'l'Indochine
Ecoute la chanson d'un soldat.
REFRAIN:
Marie, Marie Dominique
Que foutais-tu à Saïgon ?
Ca ne pouvait rien faire de bon
Marie Dominique
Je n'étais qu'un cabot clairon
Mais je me rappelle ton nom
Marie Dominique
Est-ce l'écho de tes prénoms
Ou le triste appel du clairon,
Marie Dominique.
Je ne savais pas que la chance
Ne fréquentait point les Canyas,
Et qu'en dehors de la cuistance
Tout le reste ne valait pas ça.
Tu m'as fait comprendre des choses
Avec tes petits airs insolents,
Et je n'sais quelles apothéoses
C'était le plus clair de mes tourments.
Ce fut Marie la Tonkinoise
Qui voulut faire notre bonheur
En m'faisant passer sous la toise
Dans l'vieux cholon ou bien ailleurs.
Tu étais rusée comme un homme,
Mais ton but je l'voyais pas bien
Avec ta morale à la gomme
Au cours de la piastra Nankin.
Tu m'as gâté mon paysage
Et l'avenir quand sur le transport
Je feuilletais de belles images
Peintes comme des boudhas en or,
Où sont mes buffles dans la rizière,
Les sampas, l'arroyo brumeux,
Les congaï, leurs petites manières
Devant le pouvoir de tes yeux.
OPIUM
Qu'on ne s'y trompe pas, l'opium évoqué ici symbolise la nostalgie et l'éloignement du pays natal. Comme Marie-Dominique, ce chant est très prisé par l'ensemble des TDM.
Dans le port de Saïgon
Il est un jonque chinoise
Mystérieuse et sournoise
Dont nul ne connait le nom.
Et le soir dans l'entrepont,
Quand la nuit se fait complice
Les Européens se glissent
Cherchant des coussins profonds.
REFRAIN:
Opium, poison de rêve
Fumée qui monte au ciel,
C'est toi qui nous élève
Au paradis artificiel.
Je vois le doux visage
Les yeux de mon aimée.
Parfois j'ai son image
Dans un nuage de fumée.
Et le soir au port falot
Les lanternes qui se voilent
Semblent de petites étoiles
Qui scintillent tour à tour.
Et parfois dans leur extase,
Au gré de la fumée grise,
Le fumeur se représente
Ses plus beaux rêves d'amour.
Puisqu'on dit que le bonheur
N'existe pas sur la terre
Puisse l'aile de nos chimères
Un jour nous porter ailleurs
Au paradis enchanteur
Plein de merveilleux mensonges
Où dans l'ivresse de mes songe
J'ai laissé prendre mon coeur.
QUAND J.C. CREA LA COLONIALE
Revendiquant des origines divines, la Coloniale n'en reste pas moins très proche des réalités terrestres.
Quand Jésus-Christ créa la coloniale
Il décréta qu'fallait des hommes costauds,
N'ayant pas peur du feu, de la mitraille
Et sachant boire le vin et le pernod
REFRAIN
Lin-thaï, muot, hai. ba
Con-ghaï anamit lin-thaï
Derrière la cagna bambou
Ay, Ay, muot, haï, ba
Derrière la cagna bambou
Casser cai-dit, payer nuom-su.
0 chu-duot-hoï, mon Capitaine
Il a cassé, n'a pas payé.
A Saïgon la ville principale
Où les marsouins tenaient leur garnison,
Les officiers en pousse-pousse se balladent
S'faisant traîner comme de vulgaires cochons.
Les officiers se payent les japonaises
Tandis que nous, pauvres marsouins fauchés
Nous nous payons c' qu'on appelle la terre glaise
Spécialité de nos girons niakoués.
JE SUIS MARSOUIN
Variante colo du chant "Le Forban", célèbre air de marin.
Je suis marsouin que m'importe la gloire
Fils de roi et de prostituée,
Sur un cadavre je chante victoire
Et dans un crâne je bois la liberté.
Vivre d'orgies est ma seule espérance,
Le seul bonheur que j'ai su conquérir.
20 ans sur mer ont bercé mon enfance
C'est sur les flots qu'un marsouin doit mourir.
REFRAIN:
Vin qui pétille, femme gentille,
Sous les baisers brûlants d'amour,
Dans la bataille, mort aux canailles,
Je ris, je chante et je bois tour à tour.
Bien que marsouin vivant dans la débine,
Méprisant même les lois de la mort
Bien que vivant de meurtres et de rapines
Je bois mon vin dans une coupe d'or.
Allons esclaves, allons debout mes braves,
Et vous aussi, tous mes chers matelots,
Aujourd'hui fête et puis demain peut-être
Mon corps ira s'abimer dans les flots.
Peut-être un jour sur une yole étrangère
Mon corps pendu servira d'étendard,
Et tout mon sang rougira la galère.
Aujourd'hui fête et demain le hasard.
Vierge plaintive,ô toi chère captive,
Ma bouche ira dévorer tes appâts,
Encore brûlante du feu d'une autre amante,
Ta vertu expirera dedans mes bras.
AU TRENTE ET UN DU MOIS D'AOUT
Les marsouins ont repris plusieurs chansons des marins du Roi, leurs lointains ancêtres, dont celle-ci qui figure parmis les plus connues.
Au 31 du mois d'août,
Nous vîmes venir sous l'vent à nous,
Une frégate d'Angleterre,
Qui fendant la mer et les flots,
C'était pour aller à Bordeaux.
REFRAIN:
Buvons un coup, buvons en deux
A la santé des amoureux
A la santé du roi de France
Et merde pour le roi d'Angleterre
Qui nous a déclaré la guerre.
Le capitaine au même instant,
Fit appeler son Lieutenant,
Lieutenant te sens-tu capable,
Dis-moi te sens-tu assez fort,
Pour l'aller crocher à son bord ?
Le Lieutenant fier et hardi,
Lui répondit : Capitaine, oui,
Faites monter tout l'équipage
Hardis gabiers, gars matelots,
Faites monter tout l'monde en haut.
Vire lof, pour lof en arrivant,
Nous l'abordâmes par son avant,
A coups de hache, à coups de sabre,
De pique, de couteau, de mousqueton,
Nous l'avons mis à la raison.
Que dira-t-on de lui tantôt
A Brest, à Londres et à Bordeaux
De s'être ainsi laissé surprendre
Par un corsaire de 15 canons,
Lui qu'en avait trente et six bons
LE PEKIN DE BAHUT
On est "Pékin de Bahut" le jour où on quitte l'école et où le soleil se lève sur une nouvelle vie d'officier. Ce chant très traditionnel est chargé de signification. En effet, quand il est entonné, les plus jeunes doivent "disparaitre" des yeux de leurs anciens. Ainsi, lors des réunions Saint-Cyrienne, au fur et à mesure des couplets, les officiers présents s'effacent dans l'ordre inverse des promotions de l'Ecole, et il ne reste plus à chanter les dernières phrases que le ou les plus anciens, sans considération de grade.
Trois saint-cyriens sont sortis de l'enfer
Un soir par la fenêtre
Et l'on dit que Monsieur Lucifer
N'en est plus le maître.
La sentinelle qui les gardait
En les voyant paraître
Par trois fois s'écria
Halte là, qui va là,
Qui vive.
Et les trois bougres ont répondu
Ce sont trois Saint-Cyriens
Qui sont pékins de bahut.
REFRAIN:
0 pékin de bahut,
Viens nous t'attendons tous.
Nous leur ferons tant de chahut
Qu'à la Pompe ils en seront fous.
Un soir, dans un turne immense,
Six cents martyrs étaient assis
Les uns disaient: Ah Quelle chance!
Dans six mois nous serons partis.
Les autres, d'un air lamentable,
Contemplant leurs anciens, avachis,
Disaient: dans six mois, pauvres diables,
Comme eux nous serons abrutis.
Vous qui, dans l'espoir de Saint-Cyr,
Pâlissez sur de noirs bouquins,
Puissiez-vous ne jamais réussir
C'est le voeu de vos Grands Anciens.
Si vous connaissez les horreurs
De la Pompe et du Bataillon,
Vous préféreriez les douceurs
De la vie que les Pekins ont.
MOTET POUR LE SOUVENIR FRANÇAIS
Le chant originel étant à quatre voix mixtes, nous l'avons réduit à trois voix d'hommes. Il est ainsi devenu un des chants de circonstance les plus utilisés du répertoire.
Ils sont morts dans la bataille!
Haut les fronts et hauts les coeurs!
Sans courber leur haute taille,
Morts debout ils sont vainqueurs.
Dans les cieux ouvertsd'avance
Dieu reçois ses fiers enfants;
Gloire à ceux qui pour la France
Ont voulu verser leur sang.
Rien n'a pu calmer leurs fièvres,
Rien n'a fait frémir leurs os;
Ils sont mort l'espoir aux lèvres,
Ils sont morts sans un sanglot;
Ils sont morts mais sur leur tombe,
Dieu fera des lys fleurir;
Dieu bénit celui qui tombe,
Dieu bénit qui sait mourir.
CHANT DE PROMOTION
Ecrit et composé par un Sous Lieutenant de la Promotion, il est l'âme de celle-ci. La version orchestrale adaptée par le chef de fanfare du 21è Régiment d'Infanterie de Marine (RIMA), nous a fait autant plaisir qu'honneur, c'est pourquoi nous avons souhaité qu'elle figure sur cet enregistrement.
La revanche sonnait à l'est et son étendard relevé,
La Patrie retrouvait son âme, nos trois couleurs leur pureté,
Tandis que ceux de la Croix du Drapeau
Faisaient serment de combattre en caso,
Le souffle sournois des orages d'acier.
REFRAIN:
La foudre de l'assaut, la mitraille ennemie
Souillaient la terre d'Argonne de sueur et de sang.
L'ombre de la mort devait faucher ce superbe élan.
Ô Colonel Cazeilles, vous vouliez cette nuit,
Jeu de gloire ou de folie, narguer la mort,
Braver la moisson du feu, cruel sort.
Lieutenant de la coloniale quand le canon a retenti,
Emporté par quatre ans de guerre sans le moindre espoir de répit,
Vous avez dans les sillons de Champagne,
Imposé la noble ardeur catalane
Et mêlé à cette boue un sang brûlant.
Du front d'orient à Bou Knadel, du Rif aux forts de Maginot,
Vaniteuse est l'histoire des guerres, mais humble est celle des héros.
Cazeilles, l'homme de tous les combats,
Un soir de juin dans un ultime exploit,
D'un feu maudit fut la généreuse proie.
En ce soir nos plumes de gloire sont empourprées de votre sang.
Nos destins sont scellés au votre, donnez nous hardiesse et allant.
Si l'histoire est un recommencement,
Puissions nous vivre ce rêve envoûtant:
Un chef de guerre tombant au premier rang.
LES FANTASSINS DU LYONNAIS
Considéré à tort comme contre-révolutionnaire, ce chant écrit sur l'air de la chanson d'Adam Billault exprime la volonté des citoyens lyonnais d'accéder à l'indépendance en s'opposant à la "dictature parisienne", toute puissante à cette époque.
Aujourd'hui la ligue noire
Vient se livrer à nos coups
Ami verse-nous à boire
Et la victoire est à nous.
Tripe-z-ieux, remplis mon verre
Le vin fait de bons guerriers
Bacchus mon dieu tutélaire
Arrosera nos lauriers.
Un plat bougre nous menace
La colère est sur son front
Crancé foutre quelle audace
Veut nous faire la leçon:
A nous, jour de Dieu, j'enrage
Nous, le fléau des pervers
Nous, dont le même courage
Se foutrait de l'univers.
Verse donc, cher camarade
De soif tu me fais languir
Verse encore une rasade
Et je veux vaincre ou mourir.
J'en veux foutre cent par terre
Et de sang tout innonder
Oui, je veux dans la poussière
Rouler Albite et Crancé.
Peut-être qu'au sein de la gloire
Un foutu morceau de plomb
M'enverra sur l'onde noire
Vers ce bougre de Caron
Content, je perdrai la vie,
Je m'en fous, j'aurais vaincu
Quand on meurt pour la Patrie
N'a-t-on pas assez vécu ?
Femme, nargue le veuvage
Quand j'aurai rendu l'esprit
Dis-moi, foutre, est-on moins sage
Quand on n'a pas de mari ?
Mais, garde-toi qu'un faux frère
Te fasse jamais la cour
Celui qui tremble à la guerre
N'est qu'un jean-foutre en amour.
Gauthier, scélérat perfide,
Assassin des lyonnais
Et toi, Crancé parricide
L'horreur de tous les français
Ambitieux et sanguinaires,
Les lyonnais sont tous prêts
Ils embrasseront leurs frères
Mais puniront vos forfaits
La liberté, la patrie
Voilà le voeu de nos coeurs
Pour cette muse chérie
Nous jurons d'être vainqueurs:
C'en est fait, la canon gronde
Nous ne voulons plus de paix
Que tous les brigands du monde
Soient aux pieds des lyonnais.
COUPO SANTO
Poème écrit par Frédéric MISTRAL sur un air ancien, devenu en quelque sorte l'hymne de la Provence.
1 - Prouvençau, veici la coupo
Que nous ven di Catalan;
Adereng beguen en troupo
Lou vin pur de noste plant,
refrain: Coupo santo,
E versanto,
Vuejo a plen bord
Vuejo a bord
Lis estrambord
E l'enavans di fort !
2 - D'un viei pople fier e libre
Sian bessai la finicioun
Et se toumboun li felibre
Toumbara nosto nacioun
3 - D'une raço que regreio
Sian bessai li proumié gréu:
Sian bessai de la patrio
Li cepoun emai li prieù
4 - Vuejo-nous lis esperanço
E li raive döu jouvènt,
Dou passat la remembraço,
E la fe dins l'an que vèn.
5 - Vuejo nous la couneissènço
Dou verai emai dou beu
E lis auti jouissènço
Que se truion dou tombèu
6 - Vuejo nous la pouesio
Pèr canta tout ço que viéu,
Car es elo l'ambrousio
Que tremudo l'ome en Diéu.
7 - Per la glori dou terraire
Vautre enfin que sias counsènt,
Catalan, de liuen, o fraire,
Coumunien toutis ensèn!
Traduction littérale de l'auteur:
1 - Provençeaux, voici la coupe
Qui nous viens des Catalans;
Tour à tour buvons ensemble
Le vin pur de notre cru,
refrain: Coupe sainte,
Et débordante,
verse à pleins bords
Verse à flots
Les enthousiasmes
Et l'énergie des forts !
2 - D'un ancien peuple fier et libre
Nous sommes peut-être la fin
Et si les felibres tombent
Tombera notre nation
3 - D'une raçe qui regerme
Peut-être sommes-nous les premiers jets;
De la patrie, peut-être nous sommes
Les piliers et les chefs
4 - Verse-nous les espérances
Et les rêves de la jeunesse,
Le souvenir du passé,
Et le foi dans l'an qui vient.
5 - Verse-nous la connaissance
Du Vrai comme du Beau
Et les hautes jouissances
qui se rient de la tombe.
6 - Verse-nous la poésie
Pour chanter tout ce qui vit,
Car elle est l'ambroisie
Qui transforme l'homme en Dieu.
7 - Pour la gloire du pays
Vous enfin nos complices,
Catalans, de loin, ô frères,
Toud ensemble communions !
LA BOURGOGNE
Cette très ancienne chanson des vignerons bourguignons est une ode à leur belle région et à ses richesses infinies.
1 - Au sein d'une vigne, j'ai connu le jour.
Ma mère était digne de tout mon amour.
Depuis ma naissance, elle m'a nourri,
En reconnaissance, mon coeur la chérit.
Refrain: Joyeux enfant de la bourgogne,
Je n'ai jamais eu de guignon.
Quand je vois rougir ma trogne,
Je suis fier d'être bourguignon
Et je suis fier (ter) d'être bourguignon
2 - Toujours la bouteille à côté de moi
Buvant sous la treille, plus heureux qu'un roi
Jamais ne m'embrouille car chaque matin,
Je me débarbouille dans un verre de vin.
3 - Madère et Champagne approchez un peu!
Et vous vins d'espagne, malgré tous vos feux
Amis de l'ivrogne, réclamez vos droits
Devant le Bourgogne, saluez trois fois !
4 - Puisque tout succombe,un jour je mourrai
Jusque dans la tombe toujours je boirai
Je veux qu'en la cave où sera mon corps,
On y mette un verre rempli jusqu'au bord.
LE VIN GAULOIS
Chant breton d'origine druidique au caractère païen nous rappelant nos racines gauloises, belliqueuses et guerrières.
1 - Vive le vieux vin de vigne,
Le vieux vin gaulois !
refrain: Tan ! Tan ! Terre et ciel!
Chêne, feu rouge et soleil
Tan ! Tan ! Glaive clair,
Flots de sang vermeil !
2 - Mieux que bière ou vin de pommes
Mieux vaut vin gaulois !
3 - C'est le sang gaulois qui coule,
C'est le sang gaulois !
4 - Sang et vin mêlés ruissèlent
Sang et vin gaulois !
5 - Chant du glaive bleu qui frappe
Chant du glaive roi !
ADIEUX SUISSES
Très tôt indépendante, la Suisse romande à cependant toujours gardé un esprit très français et immortalisa même cet attachement par le sacrifice de nombreux gardes suisses.
1 - Nous étions trop heureux, mon amie;
Nous avions trop d'espoir et d'amour;
Nous croyions nous aimer pour la vie,
Mais hélas! Les beaux jours sont si courts!
2 - Le bonheur dure peu sur la terre;
Entends-tu tout là-bas le tambour ?
Mon doux coeur, je m'en vais à la guerre,
Ne crain rien jusqu'au jour du retour
3 - Tes baisers étaient doux à mes lèvres,
Ton sourire était doux à mes yeux,
Que nos larmes aujourd'hui sont amères,
Donnons-nous le baiser des adieux !
4 - L'ennemi a passé les frontières,
Il a pris nos maisons et nos champs.
Défendons le pays de nos pères,
Il faut vaincre ou mourir bravement !
5 - Compagnons, si Dieu veut que je meure,
Retirez cet aneau de mon doigt.
Mon amie est là-bas qui me pleure,
Dites-lui: "Cette bague est pour toi !"
LES PLAISIRS SONT DOUX
Cette ancienne chanson jurassienne aux paroles moyennageuses glorifie la jeunesse et l'amour.
1 - Les plaisirs sont doux
D'être au-près de vous, la belle.
Je soupire à vos genoux
Et je brûle d'amour pour vous.
Les plaisirs sont doux, demoiselle
D'être auprès de vous.
2 - Peut-on voir vos yeux
Sans être amoureux, la belle,
Ils sont doux et gracieux,
Ils sont tout rempli de feu
Peut-on voir vos yeux, demoiselle,
Sans être amoureux.
3 - Profitez du temps,
De vos dix-huit ans, la belle,
Car le temps viendra aussi,
Que vous aurez un mari
Profitez du temps, demoiselle,
De vos dix-huit ans.
4 - Plus d'un seul galant,
C'est compromettant, la belle,
Il faut choisir l'un d'entre eux,
Faire aux autres vos adieux,
Plus d'un seul galant, demoiselle
C'est compromettant.
SI CALME, SI TRANQUILLE
A l'origine de ce chant, une vieille mélodie poitevine. Le poème est un appel plein d'espérance.
1 - Si calme si tranquille
Sur nous descend la nuit
Les ombres se profilent
Le jour au loin s'enfuit,
La lune brille,
Le jour au loin s'enfuit.
2 - C'est l'heure des chimères,
Le temps du souvenir
La vie se change en rêve
Présent et avenir
Font une trêve
Le temps du souvenir.
3 - La terre se repose
Tout rentre dans la paix
Les êtres et les choses
Retrouvent l'unité
Paupières closes
Tout rentre dans la paix.
4 - Autour du feu qui danse
Amis chantons encor
Après ce grand silence
Le monde, qui s'endort
Dans l'espérance
Reprendra son essor.
LES CORSAIRES
Toutes les régions côtières sont riches en chansons de marins, les Flandres n'échappent pas à cette règle et ce chant de corsaires du Nord en est l'expression.
1 - Sont des hommes de grand courage,
Ceux qui partiront avec nous
Ils ne craindront point les coups,
Ni les naufrages, ni l'abordage,
Du péril seront jaloux
Tout ceux qui partiront avec nous.
2 - Ce seront de hardis pilotes,
Les gars que nous embarquerons.
Fin gabiers et francs lurons
Je t'escamote
Toute une flotte
Bras solide et coup d'oeil prompt
Tout les gars que nous embarquerons.
3 - Ils seront de fiers camarades,
Ceux qui navigueront à bord,
Faisant feu babord, tribord,
Dans la tornade
Des canonades
Vainqueurs rentreront au port
Tout ceux qui navigueront à bord.
4 - Car c'est le plus vaillant corsaire
Qui donna l'ordre du départ.
Vite en mer et sans retard.
Faisons la guerre
A l'Angleterre,
Car c'est le fameux Jean Bart
Qui nous commandera le départ.
LE VIEUX CHALET
Ce chant, bien que d'origine helvétique, représente touts nos régions montagneuses où on retrouve immanquablement le même thème. Les paroles symbolisèrent durant la dernière guerre l'espoir de retrouver la liberté et de reconstruire l'Europe.
1 - Là haut sur la montagne,
L'était un vieux chalet;
Murs blancs, toit de bardeaux,
Devant la porte un vieux bouleau.
Là haut sur la montagne,
L'était un vieux chalet.
2 - Là haut sur la montagne,
Croula le vieux chalet,
La neige et les rochers
S'étaient unis pour l'arracher;
Là haut sur la montagne,
Croula le vieux chalet.
3 - Là haut sur la montagne,
Quand Jean vint au chalet,
Pleura de tout son coeur
Sur les débris de son bonheur;
Là haut sur la montagne,
Quand Jean vint au chalet.
4 - Là haut sur la montagne,
L'est un nouveau chalet;
Car Jean, d'un coeur vaillant,
L'a reconstruit plus beau qu'avant;
Là haut sur la montagne,
L'est un nouveau chalet.
KOUSK BREIZ IZEL
Berceuse bretonne immortalisée par le chansonnier Théodore Botrel au début du siècle.
1 - Le soleil s'est couché
Encor un jour de plus,
J'entends la cloche sonner l'angélus,
Refrain: Dors, Ô douce et belle Arvor
La nuit étend son voile aux perles d'or.
Dors. le flot de l'océan,
De son rythme lent, berce tes enfants.
2 - Les senteurs du blé vert,
Et du genêt fleuri,
Embaument nos champs à travers la nuit,
PASSANT PAR PARIS
Chanson très populaire aux multiples version dans le sud-est de la France.
1 - Passant par Paris, vidant la bouteille
Un de mes amis
Me dit à l'oreille, bon, bon, bon:
Refrain:
Le bon vin m'endort, L'amour me réveille,
Le bon vin m'endort, L'amour me réveille encor.
2 - Un de mes amis me dit à l'oreille
Jean prends garde à toi,
On courtis'ta belle bon, bon, bon:
3 - ...Courtis'qui voudra, Je me fie en elle.
4 - ...J'ai eu de son coeur, La fleur la plus belle.
5 - ...Dans un beau lit blanc, Gréé de dentelles.
6 - ...J'ai eu trois garçons, Tous trois capitaines.
7 - ...L'un est à Bordeaux, L'autre à la Rochelle.
8 - ...L'plus jeune à Paris, Courtisant les belles.
ADIEU MADRAS
Ce chant martiniquais représente toutes nos lointaines provinces, si chères à nos coeurs.
1 - Adieu, Madras, adieu foulards,
adieu rob'soie, adieu collier chou,
Doudou à moins, li qu'a pa'ti,
héla, héla, c'est pou'toujou'.
2 - Bonjou' monsieur le gouve'neu'
moin veni' fair un' pétition
Pou' mander vous la permission
Pou' laisser doudou moin à moin.
3 - Non, non, Mam'zel', il est trop tard,
La consigne est déjà signée,
Doudou à vous, li qu'a pa'ti
Le navire est sur la bouée.
4 - Adieu, Madras, adieu foulards,
adieu grains d'or, adieu collier chou,
Doudou à moins, li qu'a pa'ti,
héla, héla, c'est pou'toujou'.
CHANTONS POUR PASSER LE TEMPS
Les marins normands chantaient traditionnellement cette mélodie lorsqu'ils "viraient au cabestan"
1 - Chantons pour passer le temps
Les amours jolies d'une belle fille,
Chantons pour passer le temps
Les amours jolies d'une fille de quinze ans.
Aussitôt qu'elle fut promise,
Aussitôt, elle changea de mise
Et pris, l'habit de matelot
Et vint s'embarquer à bord du navire,
Et pris, l'habit de matelot
Et vint s'embarquer à bord du vaisseau.
2 - Le capitaine du bâtiment
Etait enchanté d'un si beau jeune homme
Le capitaine du bâtiment
Le fit appeler sur l'gaillard d'avant;
Tes beaux yeux, ton joli visage
Ta tournure et ton joli corsage
Me font toujours me rappeler,
Z'a une beauté qui m'était promise,
Me font toujours me rappeler,
Z'a une beauté que j'ai tant aimée.
3 - Monsieur, vous vous moquez de moi,
Vous me badinez, vous me faites rire,
Monsieur, vous vous moquez de moi
Je suis embarqué au port de Lorient.
Je suis né à la Martinique
Et même, je suis enfant unique
Et c'est un navire hollandais,
Qui m'a débarqué au port de Boulogne
Et c'est un navire hollandais,
Qui m'a débarqué au port de Calais
4 - Ils ont ainsi vécu sept ans,
Sur le même bateau sans se reconnaitre,
Ils ont ainsi vécu sept ans,
Se sont reconnus au débarquement;
Puisqu'enfin l'amour nous rassemble,
Nous allons nous marier ensemble;
L'argent que nous avons gagné,
Il nous servira pour notre ménage;
L'argent que nous avons gagné,
Il nous servira pour nous marier.
LA CHASSE
Canon typique de Sologne. Il exprime les beautés de la chasse à cours encore pratiquée de nos jours dans bien des forêts de notre beau pays.
La trompe sonne dans les bois,
l'ardente meute passe,
chasseurs brillants, piqueurs adroits
S'élancent à la fois.
Entendez-vous? de trente voix,
Le bruit frappe l'espace,
Taïaut, le cerf est aux abois,
Il meurt, Il meurt je crois.
Ah! que la chasse soit le plaisir des rois
Ah! que la chasse soit le plaisir des rois
SE CANTO
Chanson très populaire et universellement connue du Béarn. La version présentée, choisie parmis beaucoup, est la plus ancienne variation que nous ayons trouvé.
1 - Debat ma fenestro
At oun auselou
Touto la ney canto,
Canto sa cansou
Refrain:
Se canto que canto,
Canto pas per you,
Canto per ma mio
Qu'ès alen de you.
2 - Aqeros mountagnos
Que tan hautes soun,
M'empéchoun de beyre
Mas amours oun soun.
3 - Bassasbous, mountagnos
Planos, aoussasbous
Per que posqui beyre
Mas amour oun soun.
4 - Aqeros mountagnos
Tan s'abacheran,
Et mas amourettos
Se rapproucharan.
Traduction:
1 - Dessous ma fenêtre
Il y a un oiselet
Toute la nuit chante,
Chante sa chanson
Refrain:
S'il chante, qu'il chante,
Il ne chante pas pour moi,
Il chante pour ma mie
Qui est loin de moi..
2 - Ces fières montagnes
Qui sont si hautes,
M'empèchent de contempler
Les traits de mon amour.
3 - Baissez vous montagnes,
Plaines, haussez-vous,
Que mes yeux s'en aillent
où sont mes amours.
4 - Ces chères montagnes
Tant s'abaisseront,
Qu'à la fin ma mie
Mes yeux reverront.
LE VIEUX SOLDAT FRANCAIS
L'Alsace est ici mise à l'honneur par cet ancien refrain soldatesque resté traditionnel dans nos armées.
1 - Soldat de la France, mesdames,
Joyeux comme le vin que je bois
Ce qui met l'orgueil en mon âme,
Ce sont mes deux jambes de bois
2 - Bien sûr, j'ai connu les soufrances,
La neige et l'orage et le vent.
Partout j'ai lutté pour la France,
Mais plein de courage pourtant.
3 - Je reste français, quoi qu'on fasse,
Et jusqu'au delà du trépas,
Je cours et je saute et j'embrasse
Avec mes deux jambes de bois,
4 - Je veux si la fièvre m'emporte,
Qu'au ciel on crie à pleine voix:
"Ouvrez toutes grandes les portes
Et place aux deux jambes de bois!"
La promotion Colonel Cazeilles remercie chaleureusement tous ceux qui ont aidé ou participé à la réalisation de ce coffret. Plus particulièrement Monsieur le Recteur de Porcaro et Monsieur le Recteur de l'abbaye de Paimpont qui nous ont gracieusement autorisé à enregistrer dans leurs murs, Monsieur Yvon Ristori, le Père Roger Morandi, Monsieur le Général Gandouli pour la rime, Monsieur le Lieutenant Kesmaeker et la fanfare du 21è RIMA, Monsieur le Capitaine et la fanfare de la CMD de Rennes.